Jacques, troubadour et poète du mot empli de verbe…
Ce magnifique chanteur qui a rempli ma vie d’harmoniques mélodies, a pris son plus bel élan pour remonter dans la Lumière.
Je n’ai plus de mots qui me viennent.
Le silence s’est posé un instant, avec le tranchant d’une raie de neige vaporeuse,
Flocons musicaux qui s’aimantent en un doux manteau d’absence.
Tes saisons de vie s’effacent, laissant de toi un sillage de lumière et d’amour généreux qui nous a épris.
Je retiens ces magnifiques paroles, présent d’Arthur à l’aube de ton dernier voyage…
Oui, tout est « passage » d’un instant à l’autre, d’une vie à l’autre, d’un étant à l’autre.
Tu as franchi une porte, grand et haut,
Tu nous a accompagnés en chemin, en nous offrant ta voix, en la tapissant de ta présence.
Merci, Jacques,
Merci pour tout, merci pour toi !
* * * * * *
« Sur la route blanche, insouciant tu avances
Ta valise est vide, ton habit de lumière repose sur la chaise
Plus léger que la neige, tu n’emportes qu’un rire
Un coeur qui s’apaise
La cérémonie commence sans théâtre ni public
Le travelling se met en place il se rapproche en douceur du plan final
Close-up sur ton visage immobile
L’équipe est silence, l’acteur est prêt même s’il ne connait plus son texte
Plus léger que la neige tu n’emportes qu’un rire, une larme, un soupir
Un coeur qui s’apaise
C’est le passage
Tonnerre au lointain, lumière qui clignote
Fantôme de foule en transe, orage qui danse
Je tiens ta main dans l’absence, chaleur qui s’évapore
Tout monte et tout descend
L’amour solide qui soutient la colonne invisible
L’amour solide qui soutient la colonne invisible
Plus léger que la neige tu n’emportes qu’un rire, une larme, un soupir
Un coeur qui s’apaise
C’est le passage. »
Arthur H. – Le Passage (Gong Song)