Au départ, il y a les montagnes
Qui accouchent de torrents
Rugissantes de leur eau
Claquantes de roc en roc.

Instants de calme
De quiétude
Les yeux fermés
Les yeux ouverts
et le machja qui vibre et enivre
Pendu aux caresses de l’air.

Tout là-haut, oreille tendue
Tintement de cloches, bellement de brebis…

Une voix s’élève et ondule
Puissante et lointainement perceptible
Padre d’ailleurs qui envole ses mots
En aigle qui plane
Altération de l’onde
Miroitement des hauteurs
Dentelures inaltérables
Sous le siècle d’antan.

Vibration intérieure
Claquement de syllabes en consonnes éclatantes
La voix remplit l’espace de silence immobile
Le coeur, la peau et l’âme se tendent
Reliés en ce fil invisible
Qui serpente dans le ciel infini.

Reliance du padre d’hier, lointaine et présente
A l’homme de la terre
Qui les chante dans l’entente
Les yeux dans les yeux
La voix dans la voix
Formant UN dans le tout.

Et leurs mots dentelés
Qui s’élèvent jusqu’aux cieux
Chantent la terre noble
Chantent les hommes pieux
Les relient dans ce tout
Inaltérable harmonie
Polyphonique Corsica
Des aïeux et des jours.

 

En aigle qui plane

Pensée vaporescente

Technique(s) : Stylo à bille
Matériaux : Croquis issu de mon carnet de voyages 2017
Dimensions (cm) : 25 X 18
Date : 2017

Prix : Réservé