Lettre à mon peuple

Peuple d’Arssénie,

Ne me juge pas
Si j’ai choisi la vie
Loin des deux ombres
Qui brisaient mon pas

J’ai choisi la vie,
J’ai choisi d’aimer
Ma fille avec moi
Par-delà le soleil

J’ai perdu ma fille
J’ai perdu ma voie
Le désert me l’a volée
En même temps qu’il me broyait

Je suis revenue à toi
Vide, ravagée,
Perdue à ma vie
Perdue à ma joie

Les larmes ont brûlé
Ma vue à jamais
La mort est peu douce
Pour ne pas oublier

Je marcherai sans fin
Dans le désert d’autres vies
Mon âme écorchée
Mon cœur mutilé

D’avoir choisi l’amour
D’avoir choisi l’espoir
Aveugle et sans retour
Aride de mes lendemains

Et si tu me condamnes
Pour trahison, Arssénie,
Ma mort sera bien douce
Et mon errance, ailleurs.
(Silence du désert, infini, sépulcre de ce qui fut)

 

Paysages oniriques libres.
Technique(s) : Peinture
Matériaux : Acrylique sur papier
Dimensions (cm) : 80 X 50

Prix : Réservé