Les portes du salon L’Hivernal de Lyon viennent à peine de se refermer, et c’est l’immense bonheur de toutes ses belles rencontres que j’en retiendrai.

Depuis le 10 janvier, ce salon n’a jamais désempli. Nous pouvions compter 700 visiteurs lors du vernissage le 12 janvier. Sur les deux semaines qui ont suivi, des passionnés,  des habitués,  des gens de passage n’ont pas manqué ce rendez-vous devenu historiquement incontournable sur l’hiver lyonnais.

Il faut dire que le talent était au rendez-vous, avec 70 peintres et sculpteurs exposant dans des palettes très différentes et complémentaires, offrant ainsi un paysage riche et multiforme en écho aux goûts de chacun.

L’invité d’honneur Roger Fayolle faisait partie de ces très belles rencontres. Cet artiste peintre lyonnais octogénaire était – et est – un être généreux et attentionné, disponible auprès de chaque visiteur pour échanger autour de sa passion, de ce que ses oeuvres présentées sur le salon véhiculaient et pouvaient susciter d’émotions, de questionnements. Le talent incontestable de Monsieur Fayolle allié de sa générosité et d’une profonde humilité, interrogent au-delà de ses mots prégnants sur ce que l’artiste laisse de lui, sur le devenir de son oeuvre par-delà sa vie, dans une inquiétude de plus en plus pressante au fil de ses années qui s’écoulent…

Ainsi, sur toute sa longueur, ce salon nous a réservé de nombreuses surprises, entre découvertes et reconnaissances.
J’ai eu pour ma part l’honneur de recevoir le Prix du Thème pour ma peinture Le Totem, partant comme chaque participant d’un haïku du XVIème siècle : « Sur la pelouse d’hiver, un objet que la lumière a oublié ».
Vous étiez peu nombreux à découvrir la relation entre ce tableau et mon bas-relief La Gemellité – Tiszaliya et Tolmyek. Aussi, je vous laisse le soin de regarder à nouveau Le Totem de plus près, vous trouverez sûrement quelques points communs maintenant que je vous en ai parlé…

Pour en revenir à mes bas-reliefs, leur première présentation officielle ensemble a été pour moi un moment très marquant, voire bouleversant. Rencontrer le public dans cette bulle formée par mon groupe de trois sculptures a permis des instants « hors espace, hors temps », dans la bonne humeur et le bonheur partagé. Et lorsque les mots s’accompagnaient parfois de larmes, c’étaient de bonheur encore !
Oui, tant d’émotions et de douceur dans l’accueil de mes bas-reliefs m’ont remplie de joie. Ils ont trouvé leur place, grandissant dans le coeur de chacun, invitant dans la patience à découvrir les suivants.
Il est en effet question de patience, tant chaque naissance est longue et délicate. Cela dit, vos encouragements m’offrent un souffle supplémentaire qui ferait presque pousser la terre sous mes doigts…

Merci à vous tous et toutes pour avoir orné de vos couleurs nos rencontres sur ce salon arc-en-ciel : Sylvie, Martine, Josiane, Sandrine, Juliette, Delphine, Pierre, Roger, André, Pascale, Cécile, … et bien sûr Muriel et Christine !
Immense merci à toi Muriel pour m’avoir offert cette photographie raccrochant notre rêve à sa réalité. Continue de porter tes yeux émerveillés sur ce qui nous entoure. Le merveilleux est en tant de choses, c’est à chacun qu’il appartient de le cueillir des yeux autrement, et tu le fais tellement bien !

J’ai maintenant une pensée particulière pour une amie chère, Christine, qui nous a quittés ce 06 janvier, et dont son départ tellement brutal a accompagné l’installation de mes bas-reliefs sur le salon.
Elle qui aimait tant mon travail et celui-ci plus encore, elle qui était douceur bienveillante et amour porté à chacun, sans compter ni rien attendre. C’était un soleil vivant, brillant et illuminant nos vies même jusque dans nos nuits les plus sombres. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de tous ceux qui ont eu l’honneur de partager sa vie, ne serait-ce qu’un instant.
En apprenant son départ, j’ai décidé alors, comme une évidence, de lui dédier cette première présentation publique du Don, de la Gémellité, des Âmes soeurs.
Elle les aimait tant.

Et cette moisson d’amour que j’ai reçue, cette moisson fertile de magnifiques rencontres ; je te la dédie naturellement en retour, chère et douce Christine.
Que cette moisson nourrie de ce que tu as semé grandisse dans nos coeurs dans le plaisir des nouvelles rencontres, et dans l’attente pour vous de découvrir mon prochain bas-relief : Le Gardien…
Immense merci à tous, à très bientôt !