Tempête de pluie et de vent ; quel prélude tonitruant pour une sortie à l’Opéra de Lyon ! Les éléments déchaînés de ce lundi 13 novembre n’ont rien enlevé à mon envie d’infiltrer ces murs emblématiques, sur l’espace de quelques heures programmées pour l’instant.
Visite exclusive, au sein d’un groupe restreint, dans l’ombre d’un opéra au repos, sans foule, sans bruit, dans le silence de sa nuit.
Et dans le prolongement de mon regard : mon appareil-photographique, immortalisant la magique beauté de cet espace-temps, éphémère et changeant.

Opéra noir nuit, rouge intime, or lumière,
Opéra miroir d’un instrument, d’une voix,
Brillance d’éclats maîtrisés, de palettes de jeux,
Absorbance du bruit de l’autre pour magnifier LE son.
Disparition de l’autour dans le noir absolu ;
Au milieu l’émotion vibre et irradie de sa propre lumière.
Et ses ondes passionnées resurgissent sur le tour,
Pénètrent le dedans, s’imbriquent dans la fibre,
Transcendent le sentiment, réveillent les passions.
Le voyage est intérieur
En cet espace qui s’efface,
Dans son immensité vertébrale, reliant
5 étages au creux de la terre
12 étages ascendants vers le ciel
Une colonne de vie musicale,
Une fourmilière de chants et de clés,
Une Harmonie au creux de cet espace harmonieux.

J’ai aimé me fondre dans l’ombre de ses murs, saisissant ses jeux de transparences et de lumière, me faisant surprendre par un éclat inattendu.
Même dans sa nuit profonde, la lumière demeure présente et maîtrisée, dans des palettes nuancées et majestueuses : noir, rouge, or…
Il est simplement question de la regarder… autrement…

Je partage avec vous quelques instantanés choisis parmi tant d’autres, pour vous donner ne serait-ce qu’une petite mesure de cette magnifique architecture transformée, transcendée par son architecte Jean Nouvel.

Mille mercis à Laurence qui a proposé et organisé cette visite d’Opéra, à Léa qui nous a guidés dans ses dédales en tous sens, nous racontant ses murs, nous expliquant la fourmilière. Merci enfin à tous mes collègues de gravure qui ont participé par leur présence à certains jeux d’ombres et de lumière, immortalisés en éclats évanescents.

A suivre, un projet de gravures autour de l’édifice et d’un opéra plus particulièrement. Je ne vous en dis pas plus pour l’instant, patience…