Après un travail suivi sur plusieurs mois, l’Opéra s’est mis sur son VERDI : MACBETH et DON CARLOS sont fin prêts à l’honneur !
Travail soutenu dans tous les étages de l’édifice lyonnais : chanteurs à leur voix, décorateurs à leurs tableaux, costumiers à leurs tenues, musiciens à leur orchestre,… L’immense fourmilière de l’Opéra de Lyon s’est ardemment attelée au service de sa programmation de Mars, avec Giuseppe VERDI en premier plan.

Côté atelier, mes collègues et moi-même avons oeuvré à la réalisation de gravures pour illustrer les livrets des deux pièces jouées.
Ainsi, ce sont pour ma part Les Pénitents et L’Adieu pour DON CARLOS, Sorcière et Esprits de l’Air et de l’Eau pour MACBETH, que vous avez pu découvrir au fil de mes articles de création.

Un recueil de l’ensemble des gravures réalisées a été édité, installé dans le hall d’entrée de l’Opéra, consultable librement. Nous avons pu le découvrir en avant-première lors des répétitions publiques auxquelles nous avons assisté.  Il sera à nouveau visible lors des représentations officielles de Mars, n’hésitez pas à venir le découvrir !

Pour finir, j’ai pu assister à deux opéras très différents, liés à leurs deux metteurs en scène :  Ivo Van Hove pour MACBETH et Christophe Honoré pour DON CARLOS.
Univers de Wall Street et traiders pour MACBETH, ambiances ombre lumière et tableaux cinématographiques pour DON CARLOS.
Fils conducteurs, transitions graphiques ou humaines, ruptures ; ces deux voyages étaient uniques dans leur revisite, dans leur parti-prix. Je me suis laissée embarquer, je suis partie en voyage au coeur d’une musique magnifique, envolée, tellement personnelle à VERDI.

Des airs envoûtants, des jeux éclatants dans le double-parler…
Et puis des chanteurs magnifiques, dont je retiendrai particulièrement Ève-Maud Hubeaux et Stéphane Degout dans leur interprétation rayonnante de la Princesse Eboli et du Marquis de Posa pour DON CARLOS.

Quand tous les arts se rejoignent autour de son oeuvre intemporelle, Giuseppe VERDI continue de se réinventer à travers chacun. Nos gravures conjuguées en restent le témoin au-delà de mes mots.