En 2016, la ville de Vénissieux accueillait en résidence le poète kanak Denis POURAWA. Dans le cadre de cette résidence, plusieurs ateliers d’écriture de poésie étaient organisés par l’Espace Pandora en collaboration avec l’artiste.

J’ai participé aux cinq séances de l’atelier se déroulant sur la Médiathèque de Vénissieux, du 04 mars au 08 avril 2016.
Temps inoubliables, dans un espace de partage et d’échange, qui unissaient les univers différents et complémentaires des participants, autours du thème de la frontière.
Denis POURAWA était présent à chaque instant, faisant le liant, orientant le voyage que nous faisions tous ensemble sur une ligne de frontière richement propre à chacun.
Ces instants collaboratifs se sont transformés en une scénographie de lecture dans l’espace Médiathèque qui faisait écho, dans nos déambulations, aux pensées de chacun. Façon aussi d’exprimer les mots dans d’autres textures, dans d’autres densités, dans d’autres puissances qu’un simple phrasé ; le mot remplissant l’espace au-delà de ses limites, de ses frontières.

Une vidéo a été tournée le 08 avril 2016 pour immortaliser cet atelier, pour en laisser la trace, le témoignage, nous permettant de ne pas oublier notre cheminement d’alors.


 
Enfin, pour que ces traces perdurent au-delà du temps 2016, et par tradition autours de l’agitation poétique vénissiane, un recueil de photographies et poésies a été édité par l’Espace Pandora et la Ville de Vénissieux, intitulé « 1 an d’écrits à Vénissieux – Saison 2016 ». Dans celui-ci peut-on suivre en barbelé de lettres le Fil de ma désertude, au bord de ma frontière.
 
Plus qu’un voyage, cet atelier fut une révélation, voire une élévation de nos propres consciences, creusant au plus profond de chacun un sillon indélébile à la recherche de ce que nous étions, pour participer à l’émergence de ce que nous sommes aujourd’hui, dans notre questionnement, dans notre devenir.
C’est ainsi que j’ai reçu ce merveilleux cadeau d’écriture, contribuant au déverrouillage de mes mots et à ma renaissance. En témoignent mes poèmes accouchés dans l’immédiateté : Le Prétexte puis Fil de ma désertude.
 
Les mots sur les maux pour mieux les penser, pour mieux les panser.

Grand merci : à toi Denis pour tout cet espace-temps partagé, à l’Espace Pandora pour avoir organisé ce cadre dans l’instant, à la Ville de Vénissieux pour avoir permis et permettre encore ces résidences poétiques qui laissent tant de traces hors temps !