Sur la place immobile
Du matin au réveil,
Un escargot s’est glissé,
En vaillant troubadour
D’une trace arc-en-ciel.

Et son sillage ruisselle
En quadrillages arrêtés
Dans la limite accordée.

Et leur miroir étincelle
D’un lever de soleil
Où le rêve fond l’asphalte
Pour devenir une salle
Où l’on danse la marelle
Où l’on conte mille-cent vies.

Souvenirs sans frontières.
Carrelés dans l’enfance
En des lieux d’intimité
Ouverts aux yeux du monde.

Un, deux, trois soleils,
Peu importe le pas
Que le passant emprunte
Pourvu qu’il vibre en regard,
Pourvu qu’il entre dans sa danse
De cette presqu’île arc-en-ciel.

Immenses remerciements à l’artiste EMEMEM qui carrelle de poésie, avec amour et élégance,  les blessures de l’asphalte qui croisent son chemin. Suivez ses traces au fil de nos trottoirs lyonnais, il met du beau dedans et dans nos vies tout autour… J’adore !!!