Mon vieil ami,
Né saule solitaire,
S’efface au soleil couchant.
Rayonnement insolé
En rouge et or
Qui sombre dans l’eau nuit
Qui borde sa mort.

Mon vieil ami,
Las, creux, érodé,
S’endort au bord de rivière,
Bercé par l’écume,
Fier,
De l’onde qu’il accompagna
En son temps innombrable
Et qui bientôt,
Inéluctable,
Dans son dernier lit,
L’emportera…