A ciel ouverte, altière,
Une fenêtre se dessine.
Parée de lumière avide
En contre cour, de bas en haut.

Bordé d’arabesques,
Son fer forgé s’effile
Dans la lumière qui brûle,
Dans la rectitude de trois lignes.

Et la danse des silhouettes immobiles,
Marque les blessures ineffables
Du temps effacé sans plus rien à redire ;
Juste la pierre, le fer, et le regard qui fut,

Accoudé à la balustrade,
La moue mutine, émue
Celui qui matait le passant,
Celui qui scrutait droit devant.

Il n’est plus, ce regard.
Seul celui qui se hisse,
Démasquant les silences édifiants
Du temps qui use l’édifice.

Silences posés sur la partition,
Entre verre et rideau, il n’y a plus que vide.
Place frêle aux fissures délabrées
Et aux pierres aveugles qui pleurent leur fin.